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J'ai pris une bonne résolution: je vais écrire pour tenir ceux que ça intéresse au courant de ma ptite vie au Pérou (et au-delà).
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Socio-ethnologie à deux balles…
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Alors pour commencer je tiens à présenter mes excuses aux lecteurs assidus qui ont été privés d’articles ces dernières semaines… Je suis victime de « l’effet cahier de vacances »… quand tu commences tu as la motivation et tu peux faire jusqu’à 10 pages par jour et avec le temps ça se tasse... Je vais essayer d’écrire un peu plus souvent au moins pour dire que je suis toujours en vie !
Depuis deux semaines je cohabite donc avec deux péruviens… et je peux vous dire que c’est pas triste, je suis tombée sur deux spécimens qui valent le détour. J’observe donc ces deux mecs en immersion dans leur environnement naturel… une expérience quasi ethnologique dont je vais vous livrer les résultats.
1) Le rapport aux femmes
Le rapport aux femmes de mes deux énergumènes peut se résumer par un mot : macho… Ils ont chacun une copine (je ne vais pas entrer dans le détail des aventures extra-conjugales tout de suite), ces jeunes filles viennent régulièrement à l’appart et quand elles sont là elles cuisinent, elles servent leurs grosses loques de mecs, il y en a même une qui fait le ménage et qui repasse les chemises de son cher et tendre le matin (quand elle dort à la maison) pour que le pauvre bichon ne sorte pas avec des vêtements froissés. S’ils sont malades ils les appellent pour qu’elles viennent leur cuisiner une petite soupe… Ce qui me choque le plus c’est qu’elles les servent à table… et si l’estomac de monsieur n’est pas rempli après la première assiette il ne va pas se fatiguer s’en servir une autre… (mon dieu il pourrait tomber de faiblesse…), non il tend l’assiette à sa dulcinée en lui disant « j’en veux d’autre ». Le pire c’est que je n’en rajoute pas, je l’ai vu de mes yeux vus.
Alors là je sens bien que vous vous dites : mais comment tu fais pour supporter ça ? Et bien avec moi ça se passe super bien (peut-être me prennent-ils pour un mec ?). Il faut dire que je leur dit tout ce que je pense de leurs façons de faire et de leurs habitudes, sans aucune diplomatie… Et ça ne leur viendrait pas à l’idée de me dire « j’en veux d’autre » (à part pour me chambrer), en fait c’est plutôt moi qui leur dit « fait la vaisselle » (c’est le deal, quand je cuisine s’ils veulent manger ils doivent faire la vaisselle… et je m’arrange pour qu’il y en ait un max). Je les éduque.
Paradoxalement c’est plus facile de parler machisme, équité des genres avec mes colocs qu’avec leurs copines. J’ai l’impression qu’ils se rendent compte qu’ils en profitent mais que les filles ne se rendent compte de rien. Comme si être une boniche était inscrit dans leurs gênes. Avec mes colocs on peut débattre de cela, avoir une vraie conversation mais avec leurs copines c’est comme si on ne parlait pas la même langue, on ne se comprend pas. Par exemple la semaine il y en a une qui disait un truc du genre « Véro a raison de défendre les femmes » (je passais pour la féministe engagée, la Mathilde Dubesset bretonne –une prof de sc po, on peut presque dire une prof de féminisme) et deux minutes après (montre en main) elle servait à boire ou à manger à son mec, tout le monde a rigolé et je vous assure qu’elle n’a pas compris pourquoi. Cette fille je la trouve très sympa mais alors c’est vraiment une caricature dans son genre… Je pourrais vous en raconter bien d’autres à son sujet mais je vais pas non plus y passer la nuit.
2) Le rapport aux femmes qui ne sont pas les officielles
Bon pour l’instant je n’ai pas de détails croustillants et vérifiés à vous livrer, désolée. Mais dès que je ramène une copine à la maison ils lui tournent autour ! Celui qui sort avec la caricature a l’air fidèle (enfin il ne l’a pas toujours été d’après mes informateurs) l’autre est plus volage (c’est surtout lui qui tourne autour de mes copines) mais je n’ai pas de preuves (ma chambre est collé à la sienne je suis donc bien placée pour recueillir –entendre- les informations).
3) Le rapport au ménage
Bon vous vous imaginez bien que c’est pas leur fort (c’est pas le mien non plus je n’ai pas changé), du coup ils payent une dame qui vient nettoyer une fois tous les 15 jours (oui dit comme ça ça fait très bourgeoise mais que voulez vous). Rassurez-vous entre temps on lave un petit peu quand même. Le pronom « on » fait surtout référence à la copine-employée qui est un peu maniaque sur les bords (je tiens à rappeler qu’elle ne vit pas dans l’appart… et qu’elle fait aussi le ménage et la cuisine chez elle… pour plus de clarté je vais maintenant l’appeler par son prénom, Maé). Petite anecdote à ce propos, jeudi dernier quand la femme de ménage est venue (évidemment c’est Maé qui l’a reçue), Maé m’a dit « avant de partir il faut que tu lui dises comment elle doit laver ta chambre »… Quelle ne fut pas ma stupéfaction ! Idiote que je suis je ne savais pas qu’il y a avait des façons de faire le ménage, des techniques… Du coup je n’ai rien dit et elle a fait comme elle a voulu, c’était très bien.
4) Le rapport à la fête et à l’alcool
Alors là je suis pas dépaysée…
5) Le rapport à la gringa
Autant au début ils n’osaient pas trop se foutre de ma gueule autant maintenant ils se lâchent ! Ils m’imitent et ils se mettent à utiliser les expressions que j’invente… C’est assez drôle finalement.
Hier on est sorti de la grande ciudad (pour aller dans un espèce de reconstitution de lieu champêtre… c’est pas Lima mais il n’y a que des liméniens, bon c’était sympa quand même) et évidemment mon coloc m’a dit avant de partir : « hey gringa t’as de l’anti-moustique ?… et oublie pas ta crème solaire ». Evidemment j’avais de l’anti-moustique (cela n’a pas empêché les moustiques de me dévorer) et je n’ai pas oublié la crème solaire (en parlant de crème solaire j’ai remarqué que ces temps-ci je me prenais moins de coups de soleil… ma peau s’habitue !).
Bon j’arrête là ma pseudo analyse.
Je ne vous ai pas raconté… Bah non évidemment j’avais pas donné de nouvelles (petite boutade en passant… humour, humour quand tu nous tiens). Je suis invitée à un mariage à Chiclayo (Nord Pérou)… C’est un mariage de gens que je ne connais pas mais mes colocs m’ont invitée… En fait ici quand tu es invité à un mariage tu invites tes potes pour qu’ils viennent avec toi… J’imagine que ça va être la grosse chouille.
Sinon il va falloir que je sorte du pays pour rester légal… L’autre jour je suis allée avec Anouk au service des migrations pour prolonger mon visa et ils m’ont dit que ça ne se faisait plus depuis le mois de Juin (toujours bien informée que je suis, je l’ignorais). Et Anouk s’est aussi cassée les dents, elle avait fait un visa étudiant mais finalement ça sert à rien… C’est vraiment un gag l’immigration dans ce pays !
J’ai donc fait mes calculs… je vais rester illégal jusqu’en décembre et je pense passer une frontière avant ou après Noël… (Maman ne t’inquiète pas, ici quand t’es illégale il ne te renvoie pas dans ton pays dans le premier charter). Bon ce sera un voyage très speed mais c’est pas grave… Je sais pas encore trop où je vais aller… Pour l’instant je cherche des gens pour m’accompagner j’ai pas trop envie d’y aller seule (si tu es motivé… Ven no más !).
Bon je vous laisse pour ce soir… je viens de me connecter au wifi de mes voisins, la famille Carbajal… mais on capte pas très bien il faudra leur dire de nous améliorer ça !
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Publié à 05:37, le 18/11/2008, Pérou Mots clefs :
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changement d'adresse
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Salut à toi,
J'ai donc déménagé cette semaine, plus de détails sur l'appart et les moeurs (légères) de mes companeros un autre jour. En attendant je vous donne mon adresse por si a caso, vous n'êtes pas obligés de m'écrire... sauf Jérôme et Rose-Marie.
Véronique Bouin (vous pouvez aussi écrire la gringa ou la gringita je pense)
Calle Bartolome Bermejo 114
departamento 302
San Borja
Lima
Voilà mes ptis amis, bisous et à bientôt
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Publié à 06:32, le 2/11/2008, Pérou Mots clefs :
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Ouah… trois articles en un peu plus d’une semaine et pourtant c’est pas Noël !
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Alors pour commencer je vais déménager… J’ai trouvé un appart relativement proche de mon taf, je vais donc vivre avec Fabian et Abraham. En fait, je connaissais Abraham parce qu’il bosse pour Cocla (coopérative de café qui participe au marché organisé entre autre par le GRESP) et il s’est trouvé que leur autre coloc’ quittait l’appart et qu’ils recherchaient un remplaçant… Ce sera une remplaçante. Je dois donc déménager jeudi. L’appart’ en lui-même est assez sympa (ses habitants n’ont pas l’air désagréables non plus… vous en serez plus dans les semaines à venir…) je mettrais des photos un de ces jours.
A part trouver un appart j’ai fait d’autres trucs ce week-end… Ce fut un week-end gastronomique ! Vendredi soir, samedi soir et dimanche soir je suis allée à la Expovino (salon du vin et du pisco). Je vous rassure, je ne me suis pas mise minable les trois jours (d’ailleurs, vous me croirez ou non, je ne me suis pas mise minable un seul jour). Petits commentaires de non spécialiste… Les vins argentins… yen a des bien… les chiliens… bof, bof, bof et même super bof… les Péruviens, et américains… ça va pour le peu que j’ai goûté. Et le Pisco… c’est ultra fort mais en cocktail ça passe tout seul.
Dimanche j’ai fait de la cuisine avec Hector et Maydith (amie d’Hector que j’ai rencontré dimanche et qui va être ma voisine), je leur ai fait de la ratatouille, ils ont trouvé ça trop bon et je passe pour une vrai chef! En échange Hector m’a appris à faire du ceviche (prenez un poisson blanc, coupez le en espèce de cubes, mettez au frais (n’ayez pas peur de rajouter de la glace) puis arrosez généreusement de jus de citron, ajoutez des échalotes roses, du piment, du persil, mettez au frigidaire un quart d’heure et c’est prêt) et des conchitas a la parmesana (noix de st Jacques au parmesan… je sais pas si on le fait aussi en France…en tout cas ça déboîte ! et c’est simple à faire : prenez des noix de st Jacques, posez-les dans leur coquille, arrosez de jus de citron, saupoudrez généreusement de parmesan, mettez au four… et dégustez, pour l’apéro c’est nikel…). On a aussi goûté du aji de gallina (quand j’aurais la recette je vous la donnerais, don’t panic).
Autre nouveauté : je vais me mettre, ou plutôt me remettre, au sport. En effet, depuis que je suis à Lima je ne me suis pas trop bougée le cul et ça va pas me faire de mal (bon je vous rassure j’ai pas encore pris 10kg, je ferme toujours mes pantalons… néanmoins un peu d’activité physique s’impose pour conserver un esprit sain dans un corps sain !). En fait, Maydith et une de mes collègues de bouleau (Blanca) fréquentent le même gymnase qui est proche de mon nouveau chez moi (enfin pour ce qui est de ma collègue ça fait deux mois qu’elle n’y est pas allée), j’aurais donc des copines pour faire du sport !!! (ça me rappellera les joggings à l’île d’amour) Je me suis achetée un short et une pair de basket, c’est bon je suis motivée !
Ciao
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Publié à 05:41, le 29/10/2008, Pérou Mots clefs :
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el comercio south park
come back
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Après quelques jours (semaines ?) d’absence je fais mon come back…
Par où commencer ? En tant que jeune fille sérieuse je vais commencer par le travail. Après un début de stage à un rythme plus que tranquille j’ai enfin du taf (les assidus de MSN se rendront compte que je suis moins souvent disponible), je bosse sur un projet avec une suisse (Anouk) et c’est cool de pouvoir parler français !!! Ce qui est vraiment bien c’est qu’on peut faire nos commentaires, se lâcher sans que personne ne comprenne… A part ça mes boss trouvent toujours que tout ce qu’on fait est formidable… En fait, autre caractéristique du péruvien, il ne sait pas critiquer… ou alors, s’il critique, il le fait en empruntant un chemin tellement détourné que tu comprends pas que c’est une critique ! (au passage si j’ai dans mes lecteurs des gens de sciences po (en particulier) qui ont gardé au fond de leur tiroir des cours concernant SPSS n’hésitez pas à me contacter j’ai besoin de rattrapage… et oui je ne pensais pas utiliser ce truc un jour dans ma vie mais j’avais tort…). Dans le cadre de mon stage, je suis allée au Congreso de la Republica, l’assemblée nationale en quelque sorte, (en fait j’ai assisté à une table ronde avec un député président d’une commission et des représentants de l’économie solidaire péruvienne) je vous raconte pas ça pour me la péter mais pour vous dire qu’on rentre au congrès comme dans un moulin… Les gardes à l’entrée avaient une fiche avec le nom des invités, j’étais sur la liste mais ils ne m’ont pas demandé de présenter de papiers d’identité pour vérifier… Le pire c’était Anouk, elle, elle n’était pas sur la liste et le garde lui a demandé « tu viens d’où ? » elle lui a répondu « de Suisse » et lui « ok vas-y »… Inutile de préciser qu’ils ne nous ont pas demandé d’ouvrir nos sacs… Sinon, quand on rencontre un député on ne change pas les habitudes… on arrive en retard.
Parlons musique maintenant… Alors ici ils kiffent grave le reggaeton. Vous ne connaissez pas ? C’est pas grave… Ca me fait un peu penser au r’n’b, toujours la même musique monotone et des paroles cul cul (vous voyez Baudelaire, Aragon… et bah c’est pas du tout ça). Et ils écoutent ça partout : dans les bus, dans les magasins (et aujourd’hui dans mon bureau… j’ai trouvé un prétexte pour aller bosser dans le bureau d’Alfonso qui n’est pas là cette semaine… en plus son fauteuil est trop confortable). Dans les bus c’est vraiment saoulant d’entendre cette « musique » (parce qu’ici tu as facilement une heure et demi deux heures de bus par jour vu les embouteillage…) qui passe en boucle sur une radio en particulier « panamericana », son slogan c’est « panamericana lo que el peru quiere escuchar » (je fais la traduction pour les nuls (non je rigole te fache pas), panamericana ce que le Pérou veut écouter, en gros). Un matin, je suis entrée dans un combi qui n’était pas branché sur cette radio, je ne vous raconte pas ma joie ! J’ai eu le droit à une radio qui se réclamait la radio des années 80… j’ai pu constater qu’ils avaient une vision assez ouverte des années 80, des Beattles à Shania Twain (celle qui chantait Men I feel like a woman quand j’étais au collège… enfin peut-être que c’est une reprise d’une chanson des années 80 mais là c’était bien la version de la fin des années 90 voire début des années 2000). Notons au passage que, en tant que française, ça fait bizarre d’écouter une radio des années 80 qui zappe Emile et Image, Gold, Début de soirée, Indochine… Je m’en suis remise… Bon sinon devinez ce que j’ai trouvé au rayon musique du monde d’un disquaire… Des cd de Nana Mouscouri et pas qu’un seul perdu… fou, je pensais qu’on ne pouvait trouver que des vinyles de Nana ! J’ai également découvert que Jordy (dur dur d’être un bébé) a eu son heure de gloire au Pérou, il est même venu à Lima… Ah… les échanges culturels…
En ce qui concerne l’alcool j’ai goûté au vin argentin (j’ai fini la bouteille… pas toute seule je vous rassure… ou pas), sinon j’ai goûté à un cocktail qui s’appelle, si mes souvenirs sont bon, maracuilla sour (avec je suppose faute d’orthographe en prime, prononcer marakuya) c’est comme le pisco sour sauf qu’on remplace le citron par le fruit de la passion (marakuya)… et c’est trop bon. J’ai également goûté quelques bières, je l’ai peut-être déjà dit, bon… rien de merveilleux.
Suite au prochain épisode… Ah si je cherche une coloc… vu que finalement je vais rester plus longtemps que prévu à Lima (ici ça sert pas à grand-chose de prévoir… tout change très vite) et hier je suis allée visiter un appart. Tout était très bien, la fille qui m’a accueillie était très sympa, l’appart pas mal, la chambre un peu petite mais les pièces communes sont relativement grandes… mais… la nana a un caniche et la sale bête a voulu m’agresser, elle aboyait comme une dingue… Comment on peut s’attacher à un truc comme ça et dépenser sa thune la dedans ? Une espèce de boule de poil blanche que t’as envie de shooter ou d’euthanasier… Bon je ne sais pas encore si je vais vivre là-bas, j’accepte de vivre dans un appart avec une sale bête ou pas ? Le débat est ouvert.
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Publié à 04:29, le 21/10/2008, Pérou Mots clefs :
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occupe
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Salut la compagnie,
desolee je n'ecris pas grand chose en ce moment mais j'ai du taf... ce week end (enfin ce dimanche car je bosse samedi... je ne suis pas au bagne non plus, don't panic amigos) je vais essayer de prendre du temps pour ecrire un article et mettre des photos. A plous dans le bous.
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Publié à 08:53, le 15/10/2008, Pérou Mots clefs :
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L’étrangère
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Après plus d’une semaine d’absence me revoilà…
Ces derniers temps je me sens différente, je me sens blanche, blonde (pas de blagues merci), de « type européen »… et cela n’est pas seulement lié au faciès des citoyens péruviens, non, c’est plutôt le regard insistant des gens qui me fait ressentir cela. J’intrigue les autochtones et je fais même peur aux enfants, c’est véridique : la semaine dernière en traversant un parc j’ai croisé une gamine d’environ quatre ans avec sa mère, avant de me voir elle gambadait joyeusement et quand elle a remarqué ma présence elle s’est arrêtée tout net et est partie se réfugier dans les bras de sa mère. Certes, ce type d’incident ne m’arrive pas tous les jours, par contre ce qui m’arrive tous les jours c’est d’être dévisagée… Un jour, j’ai croisé un brave monsieur qui m’a tellement observé (d’un air suspect) qu’il en a oublié le trottoir et a failli se casser la figure (j’imagine que c’est également lié à mon charme fou). Si la majorité des personnes que je croise ne fait que m’observer telle un être étrange issue de contrées lointaines, les plus téméraires osent me parler… Alors là il y a deux types d’approches en anglais et en espagnol, dans les quartiers plus riches je me fais interpeller en anglais (car la plupart des touristes sont américains ou parlent un poil anglais) et dans les autres coins c’est en espagnol. Dans les deux cas ils me demandent d’où je viens… la question qui suit dans 90% des cas est : « t’as été au Machu Pichu ? ». Sinon quand ils savent que je suis française ils essaient de m’aligner trois mots en français, me parlent de la tour Eiffel, du Louvre et … de Carla Bruni. Au cours de mes « rencontres dans la rue » on m’a déjà proposé d’aller à un concert de rock (un truc hyper underground… d’après mon interlocuteur), de donner des cours de français... A côté de ces « connaissances de la rue » j’ai quelques « amis de la rue ». Le premier s’appelle Jean-Paul ou Paul et il bosse à l’entrée d’un centre de formation en langue étrangère (je sais pas trop en quoi consiste son travail quand je le vois il passe le balai et dit bonjour aux gens qui entrent dans le centre…). Le soir je prends mon bus devant ce centre, il m’a rendu service au début de mon stage en m’indiquant le bus que je devais prendre pour rentrer chez moi, il avait du voir à quelle point j’étais désespérée (les pieds mouillés, les pieds dans l’eau… euh non ça c’est autre chose), ne trouvant pas de bus passant par mon quartier. C’est ainsi que Paul ou Jean-Paul est devenu mon premier « ami de la rue », au passage il est encore plus blanc que moi. Mon deuxième « ami de la rue » c’est le vendeur du kiosque de la rue où je travaille. Petite précision ici il y a beaucoup de marchands ambulants et semi-ambulants (dans des kiosques) qui sont là pour te vendre toute sorte de cochonneries : bonbons, gâteaux, inca cola… mais aussi des bouteilles de flotte. Ce vendeur est donc devenu mon pote car je lui achète régulièrement de l’eau, bon j’avoue, parfois, je me laisse tenter par un truc gras et sucré… Maintenant il tient à me serrer la main tous les matins et il m’offre des bonbons… je ne devrais peut-être pas accepter les bonbons d’un inconnu… Enfin mon dernier ami de la rue c’est Richard, alors lui c’est mon pote du dimanche… Je ne sais pas pourquoi mais le dimanche il traîne près de mon arrêt de bus et quand il me voit il crie « Francia »… et comme Paul ou Jean-Paul il m’aide pour les bus…
Outre la curiosité que j’éveille chez le péruvien je voulais vous parler de quelques métiers originaux… Du fait de la pauvreté les gens font tout et n’importe quoi pour gagner de l’argent et pour commencer ils te vendent tout et n’importe quoi. Comme je l’ai déjà dit il y a beaucoup de vendeurs ambulants, j’ai même vu des vendeuses de papier hygiénique, balayette, coton tige déambuler sur les grandes avenues (d’après une de mes collègues le PQ et les balayettes c’est pour les chauffeurs de taxi et bus, je précise au passage pour les esprits tordus et scato que le PQ c’est pour la sueur et la balayette nettoyer le bus, pour les coton tiges je ne sais pas). Il y a souvent des gamins qui rentrent dans le bus pour te vendre des chewing gum, des chocolats… Autre métier original, peser les gens dans la rue : alors là c’est simple, tu te poses dans une rue assez passagère avec ta balance et tu fais payer ceux qui montent dessus. Continuons par les métiers originaux liés aux bus cette fois. En effet, dans le bus, outre le chauffeur, on trouve le « crieur de direction », il ouvre la porte du bus en criant le parcours du bus (et il te fait payer ton ticket), dans la rue il y a « les informateurs », eux, en échange de quelques pièces disent au chauffeur et au «crieur » le retard qu’ils ont par rapport aux bus qui ont le même parcours… En fonction de cela le chauffeur décide ou non de lancer une course poursuite dans les rues de Lima, s’il a une chance de le dépasser et de lui piquer ses clients il met les gaz.
A plus pour de nouvelles aventures.
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Publié à 04:41, le 3/10/2008, Pérou Mots clefs :
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tourisme
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Après une semaine de « dur labeur », ce week-end j’ai fait du tourisme… Samedi après-midi j’ai eu le droit à un tour des plages de Lima et dimanche une balade dans le centre avec en prime une visite d’un monastère et de ses catacombes.
Je commence par les plages (sachant qu’ici c’est l’hiver et qu’il n’y a personne à se dorer la pilule) qui sont bordées par une route très passagères et de grands immeubles (pour ceux qui aiment les bords de mers plus sauvages préférez la Bretagne… J, cette phrase est directement issue de l’hémisphère chauvin de mon cerveau). A certains endroits on peut néanmoins voir des choses plus pittoresques que de grands édifices en béton à savoir des ports (comme ça arrive souvent près de la mer). Autour de ces petits ports on trouve évidemment tout un tas de resto mais également des vendeurs de poisson (quoi de plus naturel !) qui ne s’embarrassent évidemment pas de normes d’hygiène draconiennes. Le poisson est posé entier ou découpé sur une table (ou pour être exacte une planche posée sur deux tréteaux), je pense que vous avez compris qu’il n’y a pas de glace pour le tenir au frais, par terre c’est crade… (et oui c’est pas le rayon poissonnerie de super U…). Néanmoins, je compte aller manger un de ces jours dans un resto près de ce petit port… Les plus prudents de mes lecteurs doivent se dire que je suis bien téméraire, mais, rassurez-vous (ou pas), mon système digestif s’est accoutumé (depuis ma turista) à la nourriture locale… Après les plages j’ai pu voir Lima du haut d’une colline, malgré la pollution et la grisaille la vue n’était pas si mauvaise… Ce qui est marquant c’est la proximité hôtel de luxe/quartiers pauvres. En effet, du haut de cette colline on pouvait un hôtel de luxe avec piscine et vue sur la mer et quelques mètres plus haut des bidonvilles.
Dimanche j’ai continué mon exploration du coin avec la visite d’un monastère franciscain et ses catacombes. La visite était guidée, en espagnol évidemment, j’ai plutôt bien compris ce que racontait le guide. Il faut dire que les vocabulaires catho et artistiques sont assez similaires en français et en espagnol (Jésus= Jesus, Marie= María, Vierge= Virgen, gothique= gótico, artiste= artista…). Pour la partie monastère on visite diverses pièces : bibliothèque (pleine de vieux bouquins que personne n’a du ouvrir depuis des années), sacristie, salle à manger… et on peut observer pas mal de tableaux, gravures… Le seul problème était que le guide passait très rapidement d’une pièce à l’autre… donc je n’ai pas tout vu. Après cela on descend dans les catacombes qui ont longtemps servi de cimetière, désolée pas de photos des crânes, tibias… c’était interdit (et je n’ai pas bravé l’interdit). Les os sont entreposés et classés (les crânes avec les crânes…), il paraît que ça a été fait dans les années 50, c’était la façon de faire des archéologues à l’époque…
J’attends de vos nouvelles…
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Publié à 06:51, le 23/09/2008, Pérou Mots clefs :
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cuisine locale
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Programme du jour : parlons peu, parlons bien parlons bouffe !
Après deux semaines passées au Pérou j’ai pu goûter à un certain nombre de spécialités locales : c’est parti pour un voyage gustatif… Commençons par le liquide et le pisco sour (prononcer sour à l’américaine….), il s’agit d’un cocktail à base, évidemment, de pisco (qui est une sorte de vin local), à cela ajoutez du jus de citron et…. du blanc d’œuf. Vous obtenez alors un breuvage savoureux, acidulé et mousseux à souhait. Pour l’instant je n’ai bu qu’un verre de pisco sour mais je pense que c’est le genre de truc qui se boit très facilement… et… boire ou conduire… ça tombe bien j’ai pas de voiture. Pour ce qui est des boissons alcoolisées j’ai aussi goûté un vin péruvien (avec Hector, qui, je suis sûre lit attentivement ce blog même s’il ne comprend pas tout) et je l’ai trouvé plutôt bon (bon ok je suis pas une grande œnologue mais si je vous assure ça se boit….). Bon je vais arrêter là l’énumération de mes découvertes alcoolisées parce que maman, mamie et tata Denise consultent également ce blog et je tiens à mon image de marque (l’autre raison c’est que je n’ai rien bu d’autre… il faut que je teste la bière péruvienne). Je vais donc passer aux boissons sans alcool et à la chicha morada, breuvage à base de maïs, mais pas le maïs que l’on connaît, celui-ci est sombre, violet foncé. C’est pas mauvais non plus… J’ai également goûté divers jus de fruits dont les noms m’échappent… Je ne peux pas clore ce chapitre consacré aux boissons péruviennes sans vous parler de l’Inca Kola, la boisson nationale (rachetée par coca cola). Alors c’est le même principe que le coca cola : chimique, avec des bulles et si t’en bois trop tu as tendance à enfler… Sinon c’est une boisson jaune, sucrée qui a un goût… pas naturel.
Après les boissons je vais vous parler nourriture. Tout d’abord il faut savoir que ce qu’on mange le plus ici c’est : du poulet, du riz et des pommes de terre sous toutes ses formes… du poisson aussi… mais le riz j’en mange tous les jours, voire deux fois par jour, il y a toujours du riz pour accompagner un plat ! J’ai quand même pu goûter des trucs plus exotiques, plus couleurs locales à commencer par le ceviche, poisson cuit dans du jus de citron, ça se laisse manger. J’ai également testé les brochettes de cœur de vache (le plat porte un nom dont je ne me souviens plus, je crois que ça s’appelle anticuche ou un truc comme ça). En ce qui concerne les sauces, un seul mot me vient à l’esprit : piquante. J’ai expérimenté une sauce (qui s’appelle Aji, je sais pas comment ça s’écrit) et… ça arrache… Voilà grossomodo mes découvertes culinaires, je vous parlerais des fruits et des légumes (variées et nombreux) une autre fois car je n’ai pas goûté à tout et ma mémoire de poisson rouge fait que je ne me souviens plus des noms.
Avant de vous abandonner un petit mot de mon taf. Pour l’instant on ne peut pas dire que le travail est intense. Ce qui est bien c’est qu’ils trouvent que tout ce que je fais est formidable… que demande le peuple ?
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Publié à 04:10, le 18/09/2008, Pérou Mots clefs :
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suite
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Bonjour la France !
En dépit de l’énorme flemme que je ressens ce soir je prends mon courage à deux mains pour vous donner de mes nouvelles.
Santé : c’est bon j’ai retrouvé la forme, la patate, la ouache… J’ai quand même du aller voir un médecin ce qui m’a permis de découvrir le système de santé public du Pérou. Il existe dans chaque district de Lima un Hôpital de la Solidaridad dans lesquels il est possible de consulter un généraliste ou un spécialiste. Bon je vous arête tout de suite, rien à voir avec ce que l’on peut trouver dans nos contrées : l’hôpital ressemble un peu à un hall de gare au début du mois de juillet, ça grouille de partout ! Les gens prennent rendez-vous en arrivant, ils payent et après ils attendent… parfois longtemps avant de voir un médecin. Bon évidemment ici pas de salle d’attente avec les Paris Match, Voici ou Closer locaux. Il y a juste des rangées de chaises devant les salles de consultation et au lieu de lire un magazine people ceux qui attendent peuvent observer le travail des kinés, qui, je ne sais pour quelles raisons, ne reçoivent pas leurs patients dans des salles mais dans le hall. C’est assez étrange. De la même façon pour consulter un généraliste, la pesée et la prise de la tension se font devant tout le monde avant la consultation. Cela permet un gain de temps je suppose. Quoi qu’il en soit j’ai passé ma longue heure et demi d’attente à essayer d’estimer le poids des personnes avant qu’elles ne montent sur la balance (j’étais au premier rang, je pouvais donc voir les résultats…). Après avoir vu défiler une vingtaine de personnes je commençais à maîtriser l’exercice. En ce qui concerne les consultations en elles-mêmes, on peut dire qu’elles se font à la chaîne… Dans cet hôpital elles sont réalisées par deux médecins qui partagent un même cabinet (séparé par un rideau) et qui voient défiler des dizaines et des dizaines de patients par jour.
Travail : je commence à faire des trucs intéressants ! Cette semaine il y avait une rencontre avec une canadienne, trois boliviens et un malien. Le malien ne parlant pas français j’ai aidé à la traduction, le GRESP avait également fait venir un belge qui vit depuis 40 ans à Lima pour traduire. Ce monsieur est venu au Pérou en tant que moine (bénédictain je crois…enfin pour être honnête je sais pas trop ce qu’ils ont de spécial ces braves bénédictains) mais finalement, il s’est marié et a eu des enfants… Avec toute notre délégation nous avons vagabondé dans les quartiers de Lima à la rencontre de représentants d’associations, de coopératives et d’artisans ce qui nous a amené dans des quartiers très pauvres de Lima. J’ai vraiment vu la misère qui existe ici, on s’est arrêté dans des quartiers très défavorisés avec vu sur les bidonvilles. Cependant, dans ces coins très pauvres, on peut trouver des artisans qui ont un véritable savoir faire. Après cette journée, le choc du retour dans les quartiers plus riches de Lima a été conséquent.
Pour ce qui est de la suite de mon stage je suis en train de chercher des documents sur les groupes locaux du GRESP, les GIES, pour continuer mon stage en province. Pour l’instant je suis plutôt intéressée par les GIES de Cusco (Sud) et Chiclayo (Nord)… Notons au passage que Cusco a l’avantage d’être une des plus belles villes du Pérou…
Le reste en vrac : cette semaine je suis allée pour la première fois dans un centre commercial péruvien (ô super ce que tu racontes… typiquement péruvien le centre commercial) et j’ai pu remarquer qu’ici faire du 35 pour une fille c’est normal. Si tu demandes du 35 on ne t’envoie pas au rayon enfant, de toute façon tu n’as pas besoin de demander le rayon 35 puisque c’est le seul (bon j’exagère un poil). Tout ça pour dire que les péruviens sont pas bien grands (sauf certains que je soupçonne d’avoir été nourris au bœuf aux hormones argentin) et que du haut de mon mètre 55 ½ je me sens bien dans ce pays, j’ai pile poil la bonne taille.
Je commence donc à m’habituer à la vie à la péruvienne, il y a encore quelques petits trucs avec lesquels j’ai du mal : la conduite et l’heure. Pour ce qui est de la première je vais vous faire un petit résumé. Les gens se font des queues de poissons tout le temps, à certaines intersections ils ne ralentissent qu’à peine, ils préfèrent klaxonner. S’arrêter aux stops et aux feux rouges c’est… optionnel. Pour les piétons c’est l’enfer, pour traverser la route il faut parfois attendre longtemps et parfois… forcer le destin, s’imposer… tout en restant prudent. Le parfait piéton péruvien doit donc être un prudent audacieux ou un audacieux prudent. Tant que je suis dans le sujet je vais aussi vous dire quelques mots des routes locales, ici ils appellent ça la pista… et pour cause, c’est plein de trous, de bosses et de méchants dos d’ânes. Si on ajoute à cela la quasi absence d’amortisseur et la conduite sportive on comprendra alors à quel point on peut être secoué à bord d’un véhicule liménien.
L’heure péruvienne ou plus exactement la notion de temps au Pérou est quelque chose à laquelle j’ai du mal à me faire. Ici le temps n’a pas vraiment d’importance, il faut prendre son temps… La conséquence de cela est que les horaires ne sont jamais respectés, avoir un rendez-vous à telle ou telle heure ne veut pas dire grand-chose. C’est pas que je sois une « psychorigide de la ponctualité » mais j’ai du mal à rentrer dans cette conception du temps.
Hormis ces deux points je m’adapte tranquillement, pour ce qui est de la langue on peut dire que ça va, je comprends et je me fais comprendre. Au début, dans la famille, avec les grands-parents, j’avais l’impression qu’ils ne comprenaient rien à ce que je leur racontais parce qu’ils me redemandaient sans arrêt la même chose mais je me suis rendue compte qu’ils font pareil avec leurs filles et petites filles… donc ça ne vient pas que de moi.
Voilà pour aujourd’hui, je vais mettre des photos rapidement.
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Publié à 05:28, le 14/09/2008, Pérou Mots clefs :
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premier week end
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Et voilà la suite tant attendue de mes aventures au Pérou.
Vendredi soir, après ma journée de travail, je me suis couchée relativement tôt (encore perturbée par le décalage horaire) en me disant : « demain je pars à la découverte de Lima ! ». Mais un évènement vint perturber mes projets… La turista… Bon je vous passe les détails… Sachez seulement que j’ai passé tout le week-end entre ma chambre et les toilettes. Aujourd’hui je me sens un peu mieux mais c’est pas encore tip top donc je ne travaille pas, je vais rester à la casa (maison …)! Pour résumer les choses on peut dire que ce week-end a été pourri !
En ce qui concerne la famille qui m’héberge, je connais enfin tous les prénoms et j’ai même découvert une nouvelle habitante : les grands parents : Rosa et Gaston, les filles : Rosa et Liliana et les petites filles : Chavi et Betty. Si j’ai bien compris Chavi et Betty sont des diminutifs pour Carmen et Rosa, il y a donc 3 Rosa dans la maison… Pour compliquer les choses le grand-père ne les appelle pas Rosa mais Rosé…
Une des seules choses que j’ai pu découvrir ce week-end c’est le locutorio, c'est-à-dire un endroit avec quelques cabines téléphoniques et bonne nouvelle : appeler en France c’est pas cher ! J’ai appelé mes parents et Gabriel, ça a duré 15 à 20 minutes et ça ne m’a coûté que 4,20 soles c'est-à-dire un peu plus d’un euros (4 soles = 1 euro).
C’est tout pour aujourd’hui ! J’attends également des nouvelles de France, de vous mais également de ce qui se passe d’important pour ne pas être totalement à côté de la plaque à mon retour.
Bye
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Publié à 03:33, le 8/09/2008, Pérou Mots clefs :
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arrivee
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Me voilà arrivée au Pérou après un long périple…
Départ à 7h20 de Paris, j’avais tellement peur de louper l’avion que je suis arrivée très en avance (Jérôme, en grand frère modèle m’a accompagné) et j’ai pu voir le défilé des personnels de bord d’Air France. Conclusion : les hôtesses sont forcément grandes, minces et jolies tandis que leurs collègues masculins peuvent être moches et bedonnants…
Après l’observation minutieuse de ces braves gens j’ai pu embarquer destination Amsterdam, rien de particulier à noter concernant ce vol si ce n’est que j’ai pas mal dormi et qu’à l’arrivée j’ai du bouger mes fesses pour ma correspondance (environ 20 minutes de marches dans l’aéroport).
Après les différents contrôles c’était parti pour Lima avec dans l’avion KLM, ô surprise, à côté des hôtesses canons, une hôtesse vieille (par rapport au défilé que j’avais pu observer le matin) et une autre vieille et grosse. KLM est pourtant lié à Air France… Comment est-ce possible ? Par contre je vous rasure les hôtesses petites sont… inexistantes !
Après cette petite parenthèse sur les hôtesses je vais évoquer mon voyage qui peut se résumer en un mot : long ! 12 heures de vol ! J’ai pu lire le monde (entièrement), regarder la guerre selon Charlie Wilson, les cerfs volants de Kaboul, The Queen et Madagascar mais également dormir…
Vers 16h15 heure local arrivée à Lima mais le périple continue : passage par les services de l’immigration (qui tamponne les passeports sans faire de difficultés) et par la douane. Ensuite on arrive dans le hall de l’aéroport et là l’objectif est de retrouver la personne qui doit venir vous chercher. Le mien était un taxi (Kerwin), ami de Marco (rencontré sur le net quand je cherchais une colocation).
L’arrivée à Lima donne une image plutôt négative de la ville : il fait gris et en plus on arrive par le côté très pauvre de la ville avec ses bidonvilles, c’est pas très réjouissant.
Il faut une demi heure à une heure pour rejoindre le centre de Lima, pendant ce temps on a le temps d’apprécier la conduite péruvienne, c’est amusant mais parfois angoissant. La signalisation est réduite au minimum (et pas toujours respectée…), on utilise beaucoup le klaxon pour dire « j’arrive et je passe »… C’est parfois sportif !
Je suis arrivée dans mon nouveau chez moi vers 18h. Mes hôtes sont un couple d’environ 70 ans qui hébergent également leur fille (une quarantaine) et leurs deux petites filles (environ mon âge). Le contraste est saisissant entre la froideur de la ville et le côté très chaleureux des gens, ils sont vraiment très accueillants. En arrivant j’ai aussi vu Marco qui m’a dit qu’il m’accompagnerait au GRESP (là où je serais en stage) et qu’avant de partir je pouvais venir chez lui pour utiliser internet.
Suite au prochain épisode…
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Publié à 04:18, le 4/09/2008, Pérou Mots clefs :
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Bientôt le départ
Le jour du départ approche... je pense pouvoir dire que je suis prête (enfin quasiment) pour cette année péruvienne que je m'efforcerais de raconter ici...
Voilà le programme des jours prochains:
- Mardi: départ de Rennes pour Paris vers 15h / Hébergement en pension complète (gratuite) chez Jérôme et Rose-Marie
- Mercredi: 7h20 décollage de l'airbus numéro je ne sais plus combien en direction d'Amsterdam puis vers 10h départ pour Lima, arrivée 16h15 heure locale. Puis taxi en direction de la casa de la señora Rosa chez qui je vais habiter pendant environ un mois... après je rechercherais une coloc' (mais ça, c'est une autre aventure... que je ne manquerais pas de vous raconter).
- Les jours qui suivent: découverte de mon nouvel environnement, adaptation aux coutumes locales... et au décalage horaire.
- 15 Septembre: début de mon stage au GRESP (avec Alfonso... dont je vous parlerais peut-être) et anniversaire de mon frère Cyrille...
- 4 Novembre: élection américaine, si Obama est élu je suis sensée arrêter de me ronger les ongles (suite à un pari...)je vous tiendrais au courant (photo à l'appui) des aléas de mon éventuel "sevrage ongulaire".
- Décembre: Peut-être le Machu Pichu avec Enrique, ami et confrère de la "maison" (c'est à dire de Sciences Po Grenoble, les profs ont l'habitude d'appeler ce noble établissement: la maison, ça craint du boudin mais c'est comme ça).
- Janvier: Visite de Gabriel?
De Février à Juin j'ai rien prévu... enfin je serais sûrement très occupée, je compte sur Alfonso....
- 26 Juin: fin de mon stage
- Juillet et sûrement début Août: tourisme puis retour en France (là il faudra encore que je me trouve un stage sur Grenoble et un toit... mais ça c'est une autre histoire...)
Ciao la compagnie et, évidemment, si vous passez par le Pérou pensez à moi...
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Publié à 04:55, le 31/08/2008, France Mots clefs :
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